Au début du XVIIIème siècle, on dénombrait plus de 1000 pirates à Sainte Marie et dans les localités qui lui font face : » Fenerive, »
Foulpointe, »
Tintingue, »
la pointe à Larrée, ainsi qu’en baie d’Antongil et à Nosy Mangabe.
Aujourd’hui, l'île aux Forbans et un cimetière important témoignent de
leur passage et de leur installation dans cette île paradisiaque. Ils
établirent des villages fortifiés, se marièrent avec les filles des
tribus locales et notamment celles des roitelets de l’époque et
créèrent une véritable communauté, seuls contre l’humanité toute
entière.
Vers
1720, les Malates, descendants des pirates établirent leur domination
sur les peuplades locales qui n’opposèrent aucune résistance et
notamment sur les Betsimisaraka depuis Foulpointe jusqu’à la baie
d’Antongil voisine. Cette action fut menée par le plus célèbre d’entre
eux : Ratsimilaho, fils d’un pirate anglais et de la fille d’un chef de
Sainte Marie. Ce dernier manifestait de la sympathie pour les français
et à sa mort, il laissa un véritable royaume à sa fille Bety.
Elle épousa un français, le caporal La Bigorne qui devint prince
consort et céda Sainte Marie au Roi de France: l’acte de cession fut
signé par la Reine Bety le 30 Juillet 1750, et jusqu’à très récemment,
les Saint-Mariens disposaient d’un statut spécifique qui leur conférait
la qualité de citoyens de droit commun français.